"Laurent, t'es sûr de ton coup ?" Cette question, mes proches me l'ont posée des dizaines de fois. Quitter un poste stable de Lead Developer après 18 ans pour devenir coach et sophrologue ? Ça ressemblait à un pari fou. Voici mon histoire, sans filtre.
L'IT : une passion... qui ne suffit plus
J'ai adoré l'informatique. Vraiment. Résoudre des problèmes complexes, architecturer des systèmes, mentorer des équipes... Pendant 18 ans, ce métier m'a passionné. Mais quelque chose a changé progressivement.
Ce n'était pas le travail en lui-même. C'était le sens. Je livrais des projets, j'atteignais des objectifs, mais une question revenait de plus en plus souvent : "À quoi ça sert vraiment ?" J'avais besoin de contribuer autrement.
Attention : ce n'est pas un article pour critiquer l'IT. Ce métier est formidable et nécessaire. Simplement, il ne correspondait plus à ce que je voulais apporter au monde. Et c'est OK.
Le déclic : ce que les arts martiaux m'avaient donné
Depuis 1997, je pratique les arts martiaux chinois. 27 ans de discipline, de respiration, de travail sur moi. Cette pratique m'avait tellement apporté que je me suis dit : "Et si je transmettais ça ?"
Les techniques de centrage, de gestion du stress, de maîtrise émotionnelle... Tout ce que j'avais appris sur le tatami, je le mettais déjà au service de mes équipes sans vraiment m'en rendre compte. Pourquoi ne pas en faire mon métier ?
La transition : les doutes et les certitudes
Soyons honnêtes : j'ai eu peur. Peur de l'inconnu. Peur financière. Peur de ne pas être légitime. Ces doutes sont normaux, et il serait malhonnête de les nier.
Mais j'avais aussi des certitudes :
- Je connaissais intimement le monde de l'IT et ses difficultés
- J'avais 27 ans de pratique personnelle derrière moi
- J'avais toujours aimé accompagner et faire grandir les autres
- Je n'allais pas commencer à zéro : j'apportais une expertise unique
La formation intensive
Je ne me suis pas lancé à l'aveugle. J'ai suivi une formation certifiante en coaching (titre RNCP, reconnu par l'État) et une formation en sophrologie (certification professionnelle). Au total, plusieurs centaines d'heures de formation, de pratique supervisée et d'examens.
Cette rigueur, c'est mon côté développeur. Je ne fais pas les choses à moitié. Mes clients méritent quelqu'un de formé, pas quelqu'un qui improvise.
Aujourd'hui : un an après, le bilan honnête
Un an après ma reconversion, voici mon bilan sans langue de bois :
Ce qui est plus difficile que prévu :
- L'entrepreneuriat demande des compétences que je n'avais pas (commercial, marketing)
- Les revenus sont variables, contrairement au salaire fixe
- La solitude du freelance après 18 ans de travail en équipe
Ce qui est mieux que prévu :
- Le sens que je trouve dans chaque séance
- La liberté de choisir mes clients et mon rythme
- Les transformations que je vois chez mes clients
- L'alignement entre mes valeurs et mon activité
Est-ce que je regrette ? Pas une seconde.
Les similitudes surprenantes entre code et coaching
Ce qui m'a le plus surpris, c'est à quel point mes compétences de développeur me servent dans le coaching :
- L'écoute active : Comme debugger, il faut d'abord comprendre le problème avant de proposer des solutions
- La structure : Un bon coaching, comme un bon code, a une architecture claire
- L'itération : On avance par petits pas, on teste, on ajuste
- La documentation : Prendre des notes, suivre les progrès, garder une trace
- La patience : Les bugs complexes, comme les blocages profonds, demandent du temps
Ce que j'aurais aimé savoir avant
Si je devais conseiller quelqu'un qui envisage une reconversion similaire :
- Formez-vous sérieusement : Les certifications crédibilisent et protègent
- Gardez un filet de sécurité : Ne quittez pas du jour au lendemain sans réserve financière
- Testez avant de sauter : J'ai commencé par accompagner des proches gratuitement
- Acceptez l'inconfort : Les premiers mois sont durs, c'est normal
- Entourez-vous : Un mentor, un réseau, des pairs... Ne restez pas seul
Et vous, où en êtes-vous ?
Si vous lisez cet article, c'est peut-être que vous vous posez des questions similaires. Sur votre travail, sur le sens de ce que vous faites, sur ce que vous voulez vraiment.
Ces questions méritent d'être explorées. Pas nécessairement pour tout changer, mais pour y voir plus clair. C'est exactement ce que le coaching permet.
La séance découverte de 30 minutes est gratuite. Aucun engagement, juste un espace pour réfléchir à haute voix, avec quelqu'un qui comprend le monde d'où vous venez.
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